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 [Various] Tonic Jams summer 2002 (french)

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Dimitri E.B.



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PostSubject: [Various] Tonic Jams summer 2002 (french)   Mon 3 Apr 2006 - 8:00

Here is a french review of the 2002 Tonic Jams.
By Guillaume Bregeras.

Quote :
Été 2002. Après une rentrée pleine (un nouveau disque enregistré en mars avec le flûtiste Malik et les habituels Five Elements et une tournée européenne bien remplie), notre saxophoniste retourne à New York pour y passer un mois de résidence au club Tonic, propriété de John Zorn qui voulait un nouveau lieu d’expérimentation après les errances des programmateurs de la Knitting Factory. Aujourd’hui, Tonic est Le lieu des musiques nouvelles improvisées. Zorn s’y produit d’ailleurs régulièrement avec divers formations... Voici quelques impressions à chaud ! Jeudi 18 juillet 2002, New York.
Devant le Tonic, dans le sud de l’ile Manhattan, une petite affiche annonce les workshops et les concerts des Five Elements de Steve Coleman. Lorsque nous entrons, vers 16 heures, le cours est déjà commencé, il y a une trentaine d’élèves environ, tous concentrés, leur instrument posé sur les genoux. L’ambiance est plutôt relâchée dans cette vieille bâtisse retapée et aménagée en salle de concert. Ça nous fait l’impression d’une ancienne grange où l’on aurait ajouté un long bar et une scène de taille moyenne.
Au menu de cet après-midi studieux, “l’improvisation”. Un thème cher à Steve évidemment... Après de longues minutes de discussion, très théoriques et déstabilisantes pour une partie de son auditoire, on passe aux travaux pratiques... Un standard, et chaque élève improvise avec le maître des lieux, en tête-à-tête pendant quelques mesures, avec des restrictions harmoniques précises travaillées auparavant. Certains s’en sortent plutôt bien, notamment un jeune pianiste qui “jamera” à la fin du workshop avec tout le groupe sur des compositions originales.
Fin des activités pédagogiques, il est temps de se restaurer avant le début des concerts, le premier à 22H00, le second à minuit. Nous sommes donc en plein cœur de Chinatown et nous en profitons pour discuter des premières semaines passées au Tonic. “Dans l’ensemble, je suis satisfait des élèves, ils sont attentifs et le niveau général est assez bon mais le rythme des journées est élevé. Lors des concerts, il se passe beaucoup de bonnes choses, il y a pas mal d’amis qui passent, c’est très convivial et stimulant pour travailler, une belle expérience”. Il est temps de retourner au coin des rues Norfolk et Delancey, le concert nous attend. A la batterie, un gamin. A peine 15 ans, à peine croyable. Il suit les chemins rythmiques de son leader avec assurance, il s’appelle Marcus Gilmore. Roy Haynes est son grand-père, Graham, son oncle... Une nouvelle histoire de famille. Il n’est même pas censé pouvoir entré dans un lieu comme le Tonic, où l’on sert de l’alcool... Mais attention, la famille veille, hors de question pour lui de tomber dans les travers de certains de ses paires. Anthony Tidd assure la basse, Steve s’appuie de plus en plus sur lui, c’est l’ancien. Le trompettiste Jonathan Finlayson gagne aussi l’entière confiance de son employeur, régulièrement et sur scène, les deux échangent des idées. Reggie Washington se cache derrière sa contrebasse, on ne l’entend que très peu et Grégoire Maret se joint au groupe pour une grande partie du concert. L’harmoniciste suisse en progrès constant et très à l’aise avec les tempos très élevés menés par le saxophoniste ce soir-là.
Depuis quelques semaines, le mot est passé et la communauté des jazzmens new-yorkais se retrouve après leurs propres concerts dans ce lieu unique et quelque peu décentré par rapport aux clubs plus conventionnels. Le pianiste Andy Milne traîne dans la salle, ainsi que la chanteuse Vinia Mojica, parmi tant d’autres...

Jeudi 25 juillet 2002.
La veille, nous étions dans un club de Brooklyn pour assister au concert de MeShell Nedegoecello. La chanteuse et le saxophoniste se connaissent bien, pourtant pas de beuf à l’horizon. Si les deux se respectent, Steve n’est pas très enthousiaste à la sortie du show.
Retour au camp de base, le Tonic pour une session plus “jameuse” que les précédentes. Dans le hall d’entrée, les saxophonistes David Sanchez et Miguel Zenon conversent en espagnol pour savoir s’ils joueront ce soir. Pour le second, ce fut le cas lors de très solides improvisations. Pourtant, le terrain de jeu reste les compositions de Steve, les participants s’accrochent parfois avec difficulté. Ce qui est le cas pour le pianiste DD Jackson qui passe une bonne partie de la soirée à essayer de comprendre ce qui se passe autour de lui, ce que personne ne peut lui reprocher évidemment. A la batterie, le batteur cubain dont Steve nous vante les qualités depuis deux ans maintenant, Dafenis Prietos. Très explosif, intégrant les éléments de la musique cubaine de manière très légère et très subtile, il provoque le soliste dans chacune des chansons, un moulin à idées ! Le plus intense moment de la soirée reste d’ailleurs l’échange entre Dafenis et Grégoire Maret.
Lorsque Steve interpelle David Sanchez en lui demandant pourquoi il n’est pas monté sur scène ce soir-là, son interlocuteur lui répond qu’il ne se sent pas encore prêt à se frotter à cette musique... Frédérico Gonzales, le clavier et l’alterego de MeShell passe en fin de soirée, lui aussi reste sans voix face à l’intensité de la musique produite devant lui, tout comme les médias américains enfin représentés.

Jeudi 1er août 2002.
Dernière... Les musiciens sont fatigués, le mois fut long et intense. En guise d’au revoir, on assiste à une réunion des anciens, avec Gene Lake à la batterie, alors que Dafenis est toujours présent, David Gilmore arrive en catastrophe après un “gig” midtown, Jason Moran occupe le clavier et Ravi Coltrane nous gratifie de quelques solos mémorable et nostalgiques. Jonathan Finlayson et Anthony Tidd assurent toujours...
Sean Rickman, coincé à Washington, est le seul absent de ces sessions.

Durant quatre semaine, la plupart des musiciens new-yorkais sont passé, tous sont ereintés. Avant une nouvelle tournée où Kokayi et Sub-Z accompagneront Steve pour quelques dates, il est temps de se poser, de se plonger de nouveau dans l’étude, les livres. C’est au Brésil qu’il rechargera les batteries...
La suite ? A vous de la vivre à Paris, Montpellier, Istanbul ou Los Angeles.

Guillaume Bregeras.
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